Projet Argentine
https://youtu.be/w5NEqLj0m90?is=3WSfa01VbBqTDtcV
https://youtu.be/cI6XKINm6XA?is=yy1PNXn4OXSyW3VM
Le 24 mars : Chants et exposition à la mairie.
Les élèves chanteront une chanson de Maria Elena Walsh, une chanteuse compositrice pour enfant dont la chanson Como la Cigarra (Comme la cigale ) a été un hymne de la résistance contre la dictature de Videla de 1976 à 1783. Monsieur Djoharian nous accompagnera à la guitare ainsi que des élèves musiciens.
Les élèves de madame Darne exposeront leurs affiches.
Cet évènement comprendra aussi les collégiens de Jules Valles avec leur professeure d’espagnol Ruth Sanchez.
La semaine du 30 mars au 3 avril : l’association mémoire vérité et justice fait venir d’Argentine Anna Maria Careaga, fille d'une des fondatrices des mères de la Place de Mai.
Ana María Careaga a été séquestrée par des membres de la dictature militaire civique argentine alors qu'elle avait 16 ans et était enceinte. Sa grossesse n’évitera pas qu’elle soit torturée. Elle était également fille d'Esther Ballestrino de Careaga, une des fondatrices des mères de la Place de Mai ; disparue en 1977. Toutes deux apparaissent dans le film Norita.
Le film : Norita
Le long métrage documentaire NORITA est un témoignage de l'histoire de la dictature en Argentine, une époque dans laquelle le fils de Norita, Gustavo, fut séquestré et disparu par les Forces armées. Le film explique le lien entre le mouvement des mères de la place de Mai et puissance « ola verte » du féminisme pour la légalisation de l'avortement qui s'étend de l'Argentine au monde avec Norita comme marraine.
Direction : Jayson McNamara et Andrea Tortonese
Production : Jayson McNamara, Sarah Schoellkopf, Francisco Villa et Melissa Daniels
Avec la participation spéciale des producteurs exécutifs : Jane Fonda, Gustavo Santaolalla, Naomi Klein, Avi Lewis, Bárbara et Andy Muschietti et John Flynn.
Le réalisateur du film a donné à l’association Grenobloise l’autorisation de diffuser librement le film dans le cadre scolaire. Le film sera diffusé dans le cadre du festival Ojo Loco, le 1er avril à 20h au public.
En fonction des disponibilités du Méliès , le film sera vu en classe (terminales) ou au cinéma ( premières) avant la semaine de 31 mars au 03 avril.
Evènements
Le mardi 31 mars :
Diffusion du film pour les scolaires à 9h. Départ du lycée à 8h15, retour à 12h avec les classes de premières au cinéma le Méliès. Les professeurs ont été avertis .
Nous attendons confirmation du Méliès.
Maria Elena Careaga assistera à la séance et témoignera.
Le 03 avril
Maria Elena Careaga viendra au lycée de 15h à 17h. Les élèves de terminales seront convoqués en salle polyvalente pour venir la rencontrer et échanger avec elle sur deux créneaux et sur convocation EDT .
En amont, une séquence sur la dictature en Argentine et le mouvement des mères aura été travaillée.
Alicia Lajmanovich, présidente de l’association grenobloise mémoire vérité et justice apportera également son témoignage. D’origine juive, ses parents ont fui la dictature Nazie pour l’Argentine. Devenue jeune adulte, sa sœur a été enlevée et disparue par la dictature de Videla. Mariée à un professeur d’université et maman, Alicia a dû s’exiler en France car elle commençait à être suivie dans la rue et craignait de disparaître à son tour. Installée depuis à Grenoble, elle préside l’association suscitée, à l’origine du projet qui a lancé les éco-délégués et la semaine de l’écologie au lycée en 2022. A la retraite, elle dédie son temps à préserver la mémoire, à promouvoir la démocratie et à inciter à l’action juridique pour protéger les droits des humains et de la nature.
Ces témoignages uniques visent mettre en évidence l’importance de la démocratie et mettre en garde contre la montée des extrêmes qui mettent en danger les libertés fondamentales et les droits de l’homme.
C’est l’occasion de donner du sens à l’utilisation de la langue espagnole, créer un lien intergénérationnel avec des passeurs de mémoire et renforcer la fierté d’appartenir à une ville et une région qui a mis un point d’honneur à accueillir ces réfugiés politiques, souvent très éduqués qui ont largement participé à la richesse de la ville, ont enseigné à l’université et gardent un fort sentiment de reconnaissance envers cette terre d’accueil.
Il y a trois ans, pour la commémoration des 50 ans du coup d’état au Chili et en Uruguay, le lycée avait fait plusieurs projets avec la mairie d’Échirolles, la maison de l’internationale et l’artiste plasticienne Anna Luna, l’auteure chilienne Maria Isabel Mordorovich et les témoignages de plusieurs exilés politiques chiliens qui étaient venus témoigner au lycée.
La mairie et les différents acteurs du projet sont particulièrement enthousiastes à l’idée de la participation de lycéens et je ne doute pas que les communautés Argentine, Chilienne et Uruguayenne seront très touchées de voir ces jeunes lycéens entonner un chant si symbolique.
Ces rescapés aujourd’hui âgés seront ainsi assurés que la mémoire des dictatures, leur histoire, l’histoire de Grenoble et leur amour de la démocratie soit transmis aux nouvelles générations.